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SUMMARY:De la cellule végétale aux perceptions scientifiques : une exploration multiscalaire et interdisciplinaire de la sensibilité des plantes
DESCRIPTION:Thèse de Lucia Sylvain Bonfanti\nSous la direction de François Bouteau et d’Étienne Grésillon\nRésumé\nMalgré des découvertes biologiques autour de la sensibilité des végétaux au XIXe siècle, nos\nsociétés occidentales ont continué à considérer les plantes suivant le paradigme aristotélicien,\ncelles-ci étant essentiellement perçues comme insensibles et considérées comme une ressource.\nDepuis le début du XXIe siècle, ce sujet connaît un renouveau significatif, porté à la fois par les\nsciences naturelles, les sciences humaines, et les acteurs de la médiation scientifique.\nInscrite dans une démarche interdisciplinaire, cette étude de la sensibilité végétale se déploie à\nplusieurs échelles : de la cellule, à la plante entière, jusqu’à celles des pratiques sociales et\nscientifiques. En tant que biologiste, il s’agit de chercher à comprendre les capacités des plantes à\npercevoir, intégrer et répondre à des stimuli extérieurs. Cette recherche a été menée en essayant\nde mettre en évidence les effets d’un anesthésique, la lidocaïne, sur des cellules végétales et sur\ndes plantes entières. L’effet ubiquiste des anesthésiques sur l’ensemble vivant, déjà connu depuis\nles travaux de Claude Bernard, interrogent la question de la sensibilité de tous les vivants et donc\nles frontières établies entre les règnes du vivant. Ce positionnement a structuré ma démarche :\nfaire l’expérience de la biologie pour mieux saisir ce que ces pratiques biologiques produisent en\ntermes de compréhension de la sensibilité des plantes. En tant que géographe, le travail a mis en\nplace différentes méthodes d’analyse quantitatives et qualitatives (analyse de discours,\nquestionnaire, entretien) pour explorer les cadres épistémiques de la sensibilité du végétal\nconstruit par des chercheurs de différentes disciplines.\nCette démarche empirique originale croisée a permis de mettre en dialogue différents niveaux\nd’analyse et registres de savoirs, en articulant pratiques de laboratoire et discours scientifiques\nsur le monde végétal. Ce travail soutient une pratique concrète de l’interdisciplinarité, non comme\ninjonction formelle ou alignement conceptuel, mais comme exploration modeste,\nméthodiquement articulée, destinée à ouvrir des pistes plus que donner des réponses.\nMots clés\nPlante ; sensibilité ; interdisciplinarité ; multiscalaire ; représentations\nSummary\nDespite biological discoveries about plant sensitivity in the 19th century, Western societies\ncontinued to view plants through the Aristotelian paradigm, perceiving them essentially as\ninsensible and considering them primarily as a resource. Since the beginning of the 21st century,\nthis topic has undergone a significant revival, driven by the natural sciences, the humanities, and\nactors involved in science communication.\nSituated within an interdisciplinary approach, this study of plant sensitivity unfolds across several\nscales: from the cell, to the whole plant, and up to the level of social and scientific practices. As a\nbiologist, the aim is to understand the ability of plants to perceive, integrate, and respond to\nexternal stimuli. This research was conducted by seeking to reveal the effects of an anesthetic,\nlidocaine, on plant cells and on whole plants. The ubiquitous effect of anesthetics on living\norganisms, already known since the work of Claude Bernard, raises questions about the sensitivity\nof all living beings and thus about the boundaries established between biological kingdoms. This\nperspective shaped my approach: engaging directly with biological experimentation in order to\nbetter grasp what these biological practices produce in terms of understanding plant sensitivity.\nAs a geographer, the work relied on several quantitative and qualitative methods (discourse\nanalysis, questionnaires, interviews) to explore the epistemic frameworks of plant sensitivity\nconstructed by researchers from different disciplines.\nThis original cross-empirical approach made it possible to bring into dialogue different levels of\nanalysis and bodies of knowledge, linking laboratory practices with scientific discourses on the\nplant world. This work supports a concrete practice of interdisciplinarity, not as a formal\ninjunction or conceptual alignment, but as a modest, methodically articulated exploration\nintended to open pathways rather than provide definitive answers.\nKeywords\nPlant; sensitivity; interdisciplinarity; multiscalar; representations\n
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ORGANIZER;CN=Lucia Sylvain-Bonfanti:MAILTO:luciasylvain@hotmail.fr
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